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 Photo©2015/BenjaminQuintanilla

On  a  dit  de  l'œuvre  de  Quintanilla  qu'elle  raconte  des mythes et des  légendes  qui remontent  à  l'origine  des  temps.

Si  cela  est  vrai,  il  est  surprenant  que l'on  n'ait jamais essayé de comprendre comment ces mythes et  ces  légendes sont  devenus  partie  intégrante  de  l'expérience  de  l'artiste.

Si l'art, surpassant la science et la religion, a la caractéristique d'unir le monde sensible et le monde intelligible en apportant à la civilisation matérielle l'objectivation d'un conglomérat de vécus dont l'histoire nous est familière, il faut voir que dans l'œuvre de Quintanilla cette unité de l'art se constitue à partir de deux composants absolument étrangers à l'esprit moderne : la rencontre directe avec la nature et la réception d'anciennes traditions transmises oralement.

Le premier contact avec la nature se fait à travers la Pierre, premier maillon primitif de la chaîne naturelle qui deviendra peu à peu l'espace où auront lieu des événements inimaginables.Le second contact avec la nature a lieu à travers la Nuit qui deviendra le temps primordial des faits. Ainsi,  la Nuit entreprend un dialogue invraisemblable avec les pierres et ce mouvement donnera vie à un vaste ensemble de créatures nocturnes.

Des volcans, des montagnes, des nuages, des chiens, des têtes volantes réunis dans le temps et dans l'espace propice, fêtent leur libération du silence auquel les a condamnés le modernisme et ils surgissent, une fois encore, sous les yeux stupéfaits du spectateur.

Les oeuvres de QUINTANILLA n'évoquent pas un passé perdu. En réalité, elles conservent vivant ce passé ancestral en dotant d'une nouvelle énergie cette rencontre primordiale avec les forces de la nature.

Rafael Campos Garcia Calderon, Philosophe.

 Photo©2012/MonaQuintanilla

 Photo©2010/Alfonso Zavala

Mémoires

Je ne détiens qu'un fragment de la mémoire collective de tout un peuple. Et pourtant ma vie sera trop courte pour dire tout ce que je sais, car je me sens souvent submergé par l'abondance des souvenirs et des rêves. D'ailleurs qui peut me dire la différence entre un souvenir et un rêve?

Dans le monde où j'ai grandi, ce qui semble légende, conte à dormir debout pour des esprits occidentaux «rationnels», était fait-divers, récit authentique, évènement tout frais, attesté par les lieux et les témoins... J'ai vécu et grandi immergé dans ce monde oublié, volontairement ignoré et méprisé, monde survivant d'une extermination physique d'abord, culturelle ensuite. Il a fallu que je m'éloigne de Cusco pour constater l'originalité de l'univers andin.

A Lima, dans les années cinquante, on ressentait l'indifférence d'une société qui attachait beaucoup d'importance à son passé colonial et se tournait vers les modèles occidentaux, traitant par la dérision et un grand mépris les «serranos» venus de la cordillère et leur mode de vie.

J'ai réagi sur le plan artistique en choisissant d'exprimer le monde intérieur dont je suis issu et qui me nourrit, comme il a nourri et nourrira encore notre peuple.

Alberto Quintanilla